vendredi 16 septembre 2016

Port-Louis et la rade de Lorient

Nouvelle année, nouveau groupe d'élèves mais toujours le même plaisir de partager sur ce blog les activités « autour de la mer » suivies par les 4e T.


Lundi 5 septembre dernier, la classe a visité le musée de la Compagnie des Indes, avec Mme Le Hénanff, avant d'embarquer avec Escal'Ouest pour une ballade ensoleillée à la découverte de la rade.


Résumé en images et en musique par notre documentaliste Mme Laborne, en cliquant sur ce lien :


mardi 31 mai 2016

Les énergies

Vendredi 20 mai, la classe de 4e T accueillait trois animateurs des Petits débrouillards pour une après-midi consacrée aux énergies. En demi-classe, ils ont successivement pu mener des expériences souvent ludiques puis prendre part à un jeu de rôle.
 
Transformations d'énergies
(Valentin,  Thibaut, Audouard, Rodolphe, Quentin LM,
Azilis, Godefroy, Florian, Louann, Aurélien, Enzo, Pierre)
 
 
 
 
Les expériences portaient sur les différents types d'énergie (mécanique, électrique, etc.). Nous avons fait plusieurs expériences : les panneaux solaires, le ballon qui gonfle avec le bicarbonate et la patate électrique (magique !).
 
 
On devait dire avec quel type d'énergie on commençait et avec quel type on finissait. Par exemple, le mélange de bicarbonate et de vinaigre produisait du gaz qui gonflait le ballon ; la patate en contact avec du cuivre ou du zinc produisait de l'électricité... C'était très ludique.
 

 
 
 
 
Jeu de rôles
(Gaëlle, Laurencia, Léa, Rémi, Sacha, Nicolas,
Maël, Quentin C, Quentin G, Guillaume, Antoine)
 
Nous avons parlé des éoliennes offshore et des hydroliennes en apprenant et en jouant.
 
 
D'abord, pour placer une éolienne en mer, il faut tenir compte de plusieurs éléments : le courant marin, le vent, la houle (les vagues). Pour placer une hydrolienne, il faut tenir compte de la profondeur (assez profond pour ne pas gêner les pêcheurs mais pas trop quand même pour ne pas gêner l'entretien de la machine). Mais placer des éoliennes ou des hydroliennes est très difficile car il y a des manifestations de pêcheurs, d'habitants etc.
 
 
 
 
Nous avons joué les rôles de différents acteurs : le maire, le scientifique, le pêcheur, le plaisancier... chacun ayant des intérêts à défendre. Il faut donc chercher un compromis.
 
 
 


 
Pour finir, nous avons fait une expérience sur les courants marins. On a découvert que l'eau chaude est attirée vers la surface et l'eau froide vers le fond.
 
 



Rencontre avec Gwendal Rouillard

Le vendredi 22 avril, les 4e T recevaient Gwendal Rouillard, député de la 5e circonscription du Morbihan (Ploemeur, Larmor-Plage, Lorient, Lanester et Groix), pour évoquer les multiples activités liées à la mer dans le pays de Lorient : la défense nationale, l'industrie navale, les ports de pêche et de commerce, le nautisme et les énergies marines renouvelables (EMR). Compte-rendu des 2 h. d'une rencontre riche en échanges.
 
La défense
(Maël, Florian, Valentin, Quentin LM, Quentin C, Louann, Aurélien)
 
« La France est très impliquée mondialement : c'est la 2e puissance maritime par sa ZEE (zone économique exclusive) et la 5e marine mondiale pour le tonnage de ses bateaux. La Marine nationale a les plus petits effectifs de l'armée française (35 000 hommes). La Bretagne est une région importante pour la Marine nationale mais aussi pour la cyber-défense.
 
 
 
 
La Marine est le premier employeur de l'agglomération de Lorient, même après la fermeture de la base sous-marine en 1997 (perte de 4 000 postes répartis à Brest et Toulon). Il reste la base des commandos marines (les marins les plus entraînés de France) et la base de Lann-Bihoué. La plage de Gâvres sert d'immense champ de tir pour l'entraînement des commandos, des fusiliers marins et des avions de Lann-Bihoué.
La Marine est impliquée dans la lutte contre le terrorisme grâce au porte-avion Charles de Gaulle et aux commandos de Lanester. ».
 
Les commandos se préparent par exemple à intervenir sur un paquebot de croisière dans l'éventualité d'une attaque terroriste.
 
 
 
 
L'industrie navale
(Rémi, Nicolas, Pierre, Audouard, Rodolphe)
 
« Gwendal Rouillard est membre du PS, il milite contre la maltraitance des enfants. Ses engagements sont familiaux et patriotiques, liées notamment à sa rencontre avec Jean-Yves Le Drian lorsqu'il avait 22 ans.
La marine française est le premier client de notre industrie navale. DCNS s'occupe principalement de la construction de navires militaires alors qu'à Saint-Nazaire par exemple on construit des navires de croisières. 2 000 employés y travaillent. ».
 
 
La vente de navires de guerre à des dictatures (comme l'Egypte) est justifiée au nom du pragmatisme : dans un monde présentant des menaces fortes, on ne peut pas se contenter de parler et d'échanger avec les pays démocratiques.
 
Port de pêche, port de commerce
(Thibaut, Guillaume, Quentin G, Antoine, Enzo, Sacha)
 
« Le port de Lorient dispose d'infrastructures très performantes. Le port de pêche fournit beaucoup de langoustines ; il a le plus grand chiffre d'affaires de France. La Scapêche y tient une place majeure.  Si elle partait, il y aurait moins de salariés et une réelle menace sur la survie du port. Le port compte 3 500 emplois.
Il n'y a pas de lien entre le port de pêche et le port de commerce. ».
 
 
 
 
EMR et nautisme
(Gaëlle, Laurencia, Léa, Azilis, Victoria, Godefroy)
 
« Il y a un projet de 6 éoliennes flottantes au large de Groix. Ce sont des prototypes. Le projet coûte cher : 1 km de câble (pour relier les éoliennes au continent) vaut à 2 millions d'euros. ».
 
Le projet de Groix est mené en concertation avec les acteurs locaux : élus, pêcheurs... avec la volonté de respecter l'environnement. Plusieurs entreprises présentes dans le bassin lorientais se développent dans le secteur des EMR (DCNS, Coriolis...).
 
 
 
Autre activité de pointe, le nautisme s'est installé dans l'ancienne base sous-marine. Les innovations mises en œuvre pour les bateaux de course sont destinées à terme à être généralisées à l'ensemble des navires (à l'image du lien entre la Formule 1 et les voitures de tous les jours).
 
P. S. : la presse parle de nous :

 
 
 
 

jeudi 21 avril 2016

Port de pêche de Lorient-Keroman

Mercredi 16 mars, dans la fraicheur de cette fin d'hiver 2016, nous avons pris le chemin du port de pêche de Lorient pour une matinée de visite en compagnie d'Annaïg Le Port, de la Maison de la Mer.
 
 
 
 
 
 
La visite a démarré par une présentation du port : son importance, son organisation, son histoire. Le port de pêche de Keroman a été construit sur un polder gagné sur la rade dans les années 1920. Auparavant, les bateaux de pêche lorientais accostaient dans le port du Faouëdic.
 
 

La glacière est aujourd'hui devenue inutile. Il est envisager de la raser

 
Si la glacière, le bâtiment qui servait à fabriquer de la glace pour les bateaux, a été inaugurée dès 1920, l'ensemble du port n'est inauguré qu'en 1927. Construit par l'Etat, le port appartient aujourd'hui à la Région Bretagne et il est géré par la SEM (société d'économie mixte) "Lorient-Keroman".
 
Victoria, Léa, Azilis
 
Pour en savoir plus, suivez ce lien :
 
 

C'est dans ces bâtiments bleus que les bateaux s'approvisionnent désormais en glace et en fuel

 
 
Le port de pêche de Lorient est un des principaux ports de France. En quantité de poisson pêché, avec 26 000 tonnes/an, Lorient est 2e (derrière Boulogne, 34 000 tonnes/an) ; en chiffre d'affaires, Lorient est 1er (grâce notamment aux crustacés, qui ont plus de valeur que les poissons). Grâce à ses 115 bateaux de pêche et ses 550 pêcheurs, ce sont 3 000 personnes qui travaillent au port de Keroman.
 
Louann et Florian
 
 
Le port de Lorient voit la cohabitation de différents types de pêche : la petite pêche, la pêche côtière et la pêche au large.
D'abord, pour la petite pêche, les pêcheurs partent en mer moins d'une journée (exemple : de 3 h. du matin à 15 h. de l'après-midi). Ils vont souvent près de l'île de Groix mais ne dépassent pas Belle Île en Mer. Leur salaire dépend de leur productivité et de ce qu'ils vendent. Ils pêchent sur de petits bateaux.
 

Bateau de pêche côtière

 
 
 
 
Ensuite, pour la pêche côtière, les pêcheurs partent en mer moins d'une semaine. La météo joue beaucoup dans ce type de pêche. Ils vont en général dans le golfe de Gascogne, entre la Bretagne et l'Espagne. S'ils trouvent beaucoup de poissons, ils peuvent revenir au port tous les soirs pour décharger le poisson pêché la journée, pour repartir pêcher au même endroit ensuite. Cela permet de vendre un poisson mieux conserver, d'en pêcher plus et de faire du bénéfice. Leur salaire dépend aussi de leur productivité et de ce qu'ils vendent mais en moyenne il se situe autour de 2 500 euros/mois pour 72 h. de travail hebdomadaire. Ils pêchent sur des chalutiers.
Pierre et Guillaume
 
 
Les chalutiers sont des bateaux utilisés pour pêcher avec l'aide de chalut, un filet en forme de bonnet. Il est constitué de deux parties : le cul et la gueule. La gueule est à l'avant du filet et le cul est a l'arrière. Le filet a des sortes de plaques assez lourdes, des flotteurs et des poids pour le stabiliser. On s'en sert pour racler le fond de la mer pour chasser la langoustine. Le filet a une partie inférieure dont les mailles sont plus serrées et une partie supérieure dont les mailles sont plus écartées pour ne pas capturer les merluchons. Ils ont fait ce système car les langoustines ne savent pas nager donc elles sont prisonnières des filets alors que les merluchons peuvent s'enfuir.
 
Rémi et Audouard
 

Arrière d'un chalutier





Ramandage d'un filet

 
 
 
Enfin, pour la pêche au large, les pêcheurs partent moins d'un mois au Nord de l'Irlande et du Royaume-Uni. Pour pêcher plus, les pêcheurs vont décharger leurs cargaisons en Irlande et en Écosse. Le poisson est ensuite acheminé par voie routière à Lorient. Les pêcheurs ne restent pas un mois sur les bateaux mais il y a des remplacements par avions. La Scapêche (armement de bateaux appartenant à Intermarché) est la principale entreprise de pêche au large à Lorient.
Anonyme !


Une fois déchargées, les caisses de poissons sont envoyées vers la criée et vendue aux enchères. Chaque bateau y a sa plaque, indiquant à qui appartient le poisson jusqu'à sa mise en vente.
 
 
 
Arrivées à cette étape de la vente, les caisses reçoivent une étiquette.
 
 
 
Les caisses arrivent via un tapis roulant à la criée où les acheteurs potentiels (poissonniers locaux, mareyeurs) attendent et se manifestent avec une commande électronique.
 
 
 
 
Une fois vides, les caisses bleues et jaunes qui contiennent le poisson sont lavées mécaniquement par cette machine.
 

 
 
Pendant ce temps, le poisson commence à arriver sur les étals des poissonniers...!
 

 
 
 
 
 
 
 
Ou dans les ateliers de mareyage...
 

 
 

Les mareyeurs sont des gens qui achètent de grandes quantités de poissons et les revendent à ceux qui ne peuvent pas acheter dans les ports. Ils s'occupent de préparer à la chaîne des poissons grâce à des employés et des machines sophistiquées. Ils préparent des filets en enlevant la peau, les arêtes et les mettent dans des boîtes en polystyrène pour les distribuer partout en France, grâce au train et au camion. La peau sert à faire des produits anti-rides et le reste des déchets est utilisé pour la nourriture d'animaux.

 
Quentin C, Quentin LM et Rodolphe
 

 
 

Sortie de l'atelier de mareyage !

 
 
 
 


Merci à Annaïg Le Port de nous avoir accompagné tout au long de cette matinée de découverte du port de Lorient-Keroman !

mardi 8 mars 2016

Chants de marins

Vendredi 26 février, les élèves de 4e T accueillaient 3 intervenants du groupe "les Gabiers d'Artimon" : Manuela, chef de chœur du groupe, Jean-Pierre, accordéoniste, et Patrice, chanteur et ancien marin. Après une heure de présentation et d'échanges autour de cette famille de chants, nous sommes allés rejoindre Mme Le Bihan, professeur d'éducation musicale, qui, en prévision de cette demi-journée, avait commencé à travailler certains chants avec les élèves. Sous la houlette de Manuela Prado, ils ont pu interpréter les chants "Malborough" et "Santiano". Les élèves racontent (morceaux choisis !) :
 
Les chants de marins se chantaient à bord mais aussi à terre. Ils existent depuis l'Antiquité pour rythme le travail mais les traces officielles datent du XVe siècle. Pour diriger le chant, il faut un chef de chœur, un marin plus talentueux que les autres ; celui-ci avait droit à des privilèges comme une double ration de vin !
Guillaume et Quentin G
 
 



Nos 3 invités : Jean-Pierre, Patrice et Manuela
 
Le chant est un art mais c'est aussi très technique. Les chants de marins ont une mélodie et des paroles simples à mémoriser car les marins n'avaient aucune connaissance musicales.
Victoria, Léa, Azilis
 
Il y avait certains instruments à bord : des cornemuses, des violons, des bombardes, plus rarement des percussions... Mais c'est surtout l'accordéon qui accompagne les marins. L'accordéon diatonique en particulier, petit, léger et puissant.
Quentin C, Quentin LM, Florian, Rodolphe et Louann
 
 
 
 

Dans la marine anglaise, le meneur est appelé "chantyman". Le lien entre le travail et la musique était très fort : les marins chantaient pour se donner du courage. Les types de chants sont nombreux : chants à hisser, à virer, à pomper, à nager, à déhaler mais aussi des chants de détente ou pour danser. Il y avait aussi des charivaris : des chansons pour se moquer du capitaine.

Sacha, Enzo et Nicolas

 
 
Chaque tâche avait son répertoire de chant. Les chants de détente sont chantés sur le Gaillard avant. Les marins y chantaient et y fumaient aussi. Chaque métier de mer avait son propre répertoire de chant.
Guillaume et Quentin G
 
Les chants servaient à rythmer le travail; ils étaient essentiel à la coordination des marins quand ils devaient hisser les voiles, virer de bord...
Rémi, Audouard, Aurélien
 
 
 
 
Comme sur les bateaux, l'équipage était essentiellement des hommes, il faut savoir que les chants étaient osés. Il ne chantait donc pas le même chose au port et en navigation. Il faut savoir que les chants n'étaient pas harmonisés (= conçu pour plusieurs voix). Au XIXe siècle, les premières paroles de chants de marins furent éditées.
Godefroy
 
 
 
La motorisation entraîne le déclin de la marine à voile et la fin des manœuvres au cours desquelles ces chants étaient interprétés. Tombé peu à peu dans l'oubli, ce répertoire est remis en valeur à partir des années 1960 avec le développement de la plaisance et grâce aux succès de chanteurs comme Hugues Aufray, Michel Tonnerre, François Budet...
 
En Bretagne, il y a entre 300 et 400 groupes de chant de marins. Celui des "Gabiers d'Artimon" est le plus important avec 45 membres.
Guillaume et Quentin G
 
 
 
Après cette riche présentation, nous nous somme rendus en salle de musique, pour passer de la théorie à la pratique !
 
 
 
 
 
 
Pour la postérité, quelques vidéos (de la moins mauvaise qualité que nous avons pu) immortalisent leurs interprétations :
 
 
 
 
 



 

Un grand merci à Manuela, Jean-Pierre et Patrice pour avoir passé leur après-midi avec nous !